Notes et liens d’un de mes livres, à titre d’exemple : mode d’emploi, Menahem Macina

Cette notice s’adresse en particulier aux internautes peu familiarisés avec les sites, les blogs et leurs fonctions. Les plus expérimentés peuvent se passer de la lire. Je leur conseille malgré tout d’y jeter un coup d’oeil et surtout de bien examiner le point 2, intitulé «Les références bibliques».

1. Les liens à des sites, blogues et autres pages Web

Même débutants, les internautes connaissent ou apprendront vite à connaître l’usage des liens (en fait hyperliens). Leur importance est particulièrement grande dans des ouvrages tels que celui-ci. J’y ai eu massivement recours pour fournir à celles et ceux qui le consulteront des informations et des pistes de recherche concernant des notions, des faits historiques et des problématiques dont l’interprétation est controversée, voire qui prêtent le flanc à la polémique. On remarquera que je renvoie fréquemment à l’encyclopédie populaire en ligne Wikipedia, ce qui aura probablement pour effet de susciter l’ire de ses nombreux détracteurs qui considèrent ses contenus comme amateurs, orientés, voire ignares, et, en tout état de cause, majoritairement insuffisants. Étant moi-même contributeur occasionnel de cette base participative de savoir, j’en connais les limites et les inconvénients, mais, quoi qu’en disent des snobs et des fâcheux, je considère que certains de ses articles sont d’excellente qualité, et que même ceux qui sont de moindre valeur suffisent souvent au moins à dégrossir les problématiques qui ne sont pas familières aux internautes peu instruits ou insuffisamment documentés. Autre avantage, outre la gratuité d’accès: la stabilité de Wikipedia. Même s’il est indéniable que d’autres sources fournissent une information de qualité souvent supérieure, elles ont cependant le grave inconvénient de ne pas être pérennes, et il n’est pas rare que des liens qui y renvoyaient disparaissent ou n’aboutissent plus, ce qui n’est jamais le cas des pages de Wikipedia.

2. Les références bibliques

J’ai beaucoup hésité avant de décider vers quels sites faire pointer les liens des très nombreuses références bibliques que contient mon livre. Je voulais en effet tenir compte à la fois des internautes ayant un minimum de familiarité avec les langues originales des Écritures (hébreu pour la bible juive, et grec pour le Nouveau Testament), et des internautes qui ne peuvent les lire qu’en langues modernes.  J’ai finalement opté pour deux sites, d’accès gratuit, qui affichent une version bilingue des textes bibliques, et dont la pérennité s’est avérée jusqu’à ce jour:

Site de l’Institut Mambré affichant la bible en hébreu (texte massorétique) et en français (texte de la Bible du Rabbinat).

Site Soleil d’Orient affichant le Nouveau Testament en grec (Texte de l’époque byzantine) et en français (version Louis Segond 1910).

Pour être honnête, je ne cacherai pas que ces choix comportent bien des inconvénients, et le principal (sans entrer dans les détails techniques): les différences, souvent significatives, entre la version française (tant de la bible hébraïque que du Nouveau Testament) et celles qu’utilisent habituellement les passionnés de Bible, moi compris. La traduction protestante (Segond) du Nouveau Testament est largement répandue et ne diffère pas considérablement de celles des bibles catholiques. Il en va tout autrement de la traduction française de la Bible juive (Rabbinat), qui est assez déconcertante pour qui n’en est pas familier. Son principal défaut, à mes yeux, est de recourir presque systématiquement à la périphrase là où la littéralité du texte est de nature à choquer le fidèle juif, ou peut donner lieu à des interprétations hétérodoxes.

Seul avantage de ces inconvénients: le dépaysement par rapport à une lecture routinière des versions auxquelles les passionnés de la Parole de Dieu recourent habituellement. Le seul fait d’être confronté à un texte qui n’est pas familier oblige les lecteurs à approfondir le sens de versets bibliques qui ne leur avaient guère fait problème jusque-là tant ils y étaient habitués. Mon espoir est que ce choc, en quelque sorte linguistique, stimulera l’attention des internautes et les incitera à approfondir ce qui n’allait de soi qu’en apparence.

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